Edition 2017



Régugiés ...









JE VEUX ETRE RACISTE


Ca doit être génial d'être raciste. Franchement, j'aimerais bien l'être. Je rigole pas. Parce que quand t’es raciste, tu sais toujours qui est le coupable et pourquoi se fatiguer à chercher, ce sont toujours les mêmes.

Quand t’es raciste, tu te sens super intelligent car tu trouves des solutions super simples aux problèmes complexes. Yaka couler les bateaux, tous les renvoyer chez eux, interdire l’Islam au nom de la liberté d’expression. Et zou, c’est réglé. O toi le raciste, comme je t’envie tes belles évidences tranquilles alors que je gaspille mon temps à douter de tout.

Quand t'es raciste, tu trouves le moyen d'avoir raison chaque jour. T’es un peu déçu quand c’est un belge-catho-blanc qui a braqué Mémé, mais tu trouves vite une occasion de te consoler.

Quand t'es raciste, t’es un vrai résistant et ceux qui pensent pas comme toi sont soit des Bisounours soit des bobos, soit des collabos, alors que toi, tu es extra fort et puissant. Y a plus qu’à passer à l’action.

Quand t’es raciste, tu es un homme, un vrai, parce que tu sais ce qu’il faut faire mais que les hommes politiques n’ont pas de couilles. Et puis quand t'es raciste, t'es aussi voyant extra lucide car tu connais l'avenir de l’Europe si ON ne fait rien très vite. Alors que moi, j’arrive pas à prédire le temps qu’il fera demain même après avoir lu la météo.

Ce qui est formidable dans la vie d’un raciste, c’est que tu peux être à la fois raciste et victime du racisme. Rien ne t’empêche de faire partie d’une minorité et d’en maudire une autre. Qu’est-ce que ça doit défouler.

Quand t’es raciste, tu connais pas la honte car tu dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Et c’est là qu’on voit que t’es vraiment costaud, parce que moi, je sais pas ce que les autres pensent et j’aimerais bien avoir aussi ce super pouvoir.

Quand t’es raciste, tu dois jamais te poser les questions qui font mal vu que quand quelque chose va de travers, c’est forcément quelqu’un d’autre qui doit changer et pas toi. Ca, ce sont de vraies vacances.

Et puis t’es pas raciste, t’es islamophobe et ça c’est plus fort que fort. Parce qu’une phobie, c’est une névrose caractérisée par une peur irraisonnée et incontrôlable d’un danger inexistant. Je t’envie trop parce que moi, mes désordres mentaux, je fais tout ce que je peux pour pas trop les montrer alors que toi tu réussis à en faire un drapeau.

Quand t'es raciste, la vie est simple parce que tu peux mettre tous les (n'importe quel groupe) dans le même sac sans te sentir affreusement con alors que moi, dès que je fais une simple généralité je me trouve débile.

Aidez-moi les gars, je cherche un groupe ethnique à haïr. Ouvert à toute proposition. Et si toi aussi, tu voudrais devenir raciste mais que tu y arrives pas, partage.
Philippe Dylewski
 
 

 
(  Merci à Philippe Dylewski pour ce texte radical qui  illustre si bien la raison principale des réactions honteuses et pitoyables d'une partie de ces Français, souvent aux origines indistinctes, qui osent juger négativement l'actuelle détermination de ces malheureux réfugiés qui tentent de fuir les terribles conditions de vie globalement engendrées par les conséquences nuisibles de l'interventionnisme occidental qu'ils supportent dans leurs différents pays. )
 

Une France qui n'est en rien innocente de cette tragédie

Polityslexie ...




Les actuels cadres du parti socialiste sont emblématiques d'un très grave trouble qui consiste dans leur cas en une extrême confusion entre leur gauche et leur droite, il est facile de constater que depuis leur élection ce handicap majeur s'aggrave et que nul ne peut dire si il pourra un jour être guéri tellement il est devenu invalidant.

Pourtant pendant toute la campagne électorale qui avait servi à le propulser aux affaires le pitoyable champion désigné par les militants du PS n'avait pas été avare de promesses sociales qui laissaient présager une véritable rupture d'avec la politique droitière de son excité de prédécesseur, ses tirades grandiloquentes qui désignaient la finance comme un ennemi sont encore dans toutes les mémoires de ceux qui ont eu la faiblesse de croire en lui.




De beaux discours qui n'étaient en fait que des mensonges électoraux puisque trois années plus tard il ne reste d'eux qu'une sordide trahison prouvée par une gouvernance libérale avérée qui n'a cessé de détruire peu à peu les acquis sociaux des Français comme le souhaitaient toutes les élites capitalistes qui n'avaient pas pu entreprendre ces réformes réactionnaires à l'époque du gouvernement antérieur pourtant réputé pour son mépris du peuple.

C'est donc un socialiste est parvenu a satisfaire des libéraux au delà de leurs espérances passées et les exemples ne manquent hélas pas pour dénoncer ces manoeuvres mais si il fallait nommer des responsables de ces félonies politiques il serait impossible de ne pas citer après son petit chef, le premier ministre actuel totalement asservi aux sulfureuses chapelles atlantistes de ses maîtres, puisqu'il est parvenu à constituer sans réelle opposition des gouvernements beaucoup plus américains encore que ceux inventés par le pathétique petit personnage d'opérette qui sévissait précédemment comme chef de l'état.








Le président Hollande et son équipe d'imposteurs ont confié les rênes de la nation à des intérêts des financiers et au patronat mieux que personne ne l'avait fait auparavant et cette forfaiture leur permet d'être, en compensation, invités très gracieusement aux différents évènements chics organisés par ces décideurs de l'ultime qui peuvent ainsi mieux les manipuler et se moquer ouvertement de leur ridicule servilité.

Finalement c'est tout un gouvernement composé des bouffons d'une gauche qui ose se prétendre socialiste qui est à présent devenu la risible coqueluche dans les salons parisiens en escroquant leurs électeurs de la mission qui leur avait été confiée pour enfin rétablir socialement le déséquilibre flagrant dont souffre tout le peuple.






Le socialisme Français, par l'intermédiaire son ministre de l'économie, confond sans équivoque ni honte son rôle avec celui de la droite radicale et provoque des effets pires encore que ceux produits par les anciens conservateurs de Matignon et de l'Élysée, seul son très populiste slogan "le changement c'est maintenant" aura été respecté avec quelques modifications mineures puisque cette transformation est en effet constatable dans nôtre actualité et qu'elle est hélas plus que catastrophique.

Quelques fidèles militants croient encore en un miracle qui pourrait faire basculer leur parti vers une gauche enfin plus  sociale, ils imaginent qu'il est possible de réformer de l'intérieur le désastre en cours et que les décideurs de cette stratégie politique vont laisser s'opérer ce virage radical pendant que les autres s'insurgent.






Ils espèrent en une chimère bancale et leurs espoirs seront rapidement contrariés par les futures mesures qui seront promulguées par ce gouvernement devenu politiquement dyslexique pour encore favoriser le libéralisme sauvage en sacrifiant des acquis sociaux qui ne sont pas du tout à l'ordre du jours des impérialismes dominants.

Toute cette mascarade est évidemment et comme d'habitude soutenue par une grande majorité d'élus de toutes obédiences, par la presse aux ordres de ces mêmes mandarins de l'économie, par les pseudos experts ou intellectuels autorisés et par les partis extrémistes qui se réjouissent en cœur d'une déliquescence dont ils espèrent tous tirer profit.




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